Portrait De La Créatrice de Ndop&Cie: Estelle Fakam

Peut-on aisement concilier l’entreprenariat et le developpement de l’aide humanitaire? Nous sommes allés à la rencontre de la créatrice de Ndop& Cie, Estelle Fakam. Elle utilise les tissus traditionnels africains pour fabriquer des vêtements et accessoires de mode tendance. Une fois, les produits vendus, une partie de ses recettes, vont directement à une association qui oeuvre pour le développement socio-économique du Cameroun. Entretien avec Estelle Fakam.

On veut savoir qui se cache derrière Ndop&Cie. Décrivez-vous en trois mots?

Curieuse

Engagée

Autodidacte

 

Pourquoi choisir le tissu traditionnel, le Ndop, des autres tissus traditionnels?

Le Ndop est le tissu traditionnel de chez moi (l’Ouest du Cameroun).

Je ne crée pas uniquement avec cet imprimé mais aussi avec les autres imprimés traditionnels d’Afrique et du Moude (Bogolan, Batik, Kente …) d’où le nom de la marque Ndop&Cie.

 

Vous êtes une entrepreneuse remarquable. Dites-nous qui est votre rôle-modèle?

Curieusement ma référence ne se trouve pas dans le domaine de la mode, et il ne s’agit pas d’une personne mais d’un comportement que j’admire chez ceux qui réussissent ce qu’ils entreprennent avec humilité quelque soit le domaine : ce comportement est la PERSÉVÉRANCE.

 

Persévérante dans votre travail, vous l’êtes. Vous êtes aussi engagée dans l’humanitaire. Comment avez vous rencontré l’association Asprobir?

En lançant mon concept de mode, j’avais déjà pour projet de soutenir financièrement une association dans l’éducation en Afrique (peu importé le pays). En faisant mes recherches, je suis tombée sur cette association qui remplissait mes critères.

 

Selon vous,comment peut-on améliorer les conditions de vie pour nos jeunes enfants au Cameroun?

Chacun peut faire quelque chose à son niveau.

Il y a quelques années, j’ai fait le choix d’intégrer une ONG et de réaliser des mission des 2 ans minimum dans un pays en guerre ou en voie de développement. Ce que j’aimais,ce n’était pas le fait de leur apporter quoi que ce soit mais de contribuer à ce que leur quotidien soit différent, moins monotone. Aujourd’hui, je ne peux plus effectuer ces voyages, et beaucoup d’entre nous n’ont plus. Cependant, nous devons soutenir les associations et leurs bénévoles.

Le Cameroun a ses particularités et les jeunes y subissent aussi de grandes difficultés comme dans le reste de l’Afrique. Je suis plus sensible à l’exode rurale qui entraîne une grande pauvreté aux populations locales, un manque d’infrastructures;particulièrement scolaires. C‘est sur ceci que je veux agir avec ma marque.

Pour améliorer les conditions de vie des enfants camerounais qui sont en zone rurale, vous pouvez :

Soutenir directement l’association ASPROBIR en participant à leurs différentes opérations  de promotion du livre et de la lecture, en leur faisant un don ou construire des infrastructures tout en vous faisant plaisir en devenant client de la marque Ndop&Cie.

 

Qu’est ce qui vous a plus en cette association pour vouloir s’associer sur des projets humanitaires?

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Dons de manuels scolaires aux enfants des zones rurales au Cameroun

L’assocition ASPROBIR, au delà de collectionner des livres pour les re-distribuer au Cameroun, a toute une pédagogie pour faire découvrir la lecture et la littérature aux enfants. C’est ça qui m’intéresse le plus, cette volonté d’aller au delà du “je donne et débrouille toi avec” ce qui se traduit parfois chez certains donateurs de livres par exemple par “Je donne , bon débarras! Ça me fait de la place

dans les placards!”. Les jeunes et les enfants n’ont pas besoin de ça.

 

“Dépenser un important pourcentage de son profit, ce n’est pas chose simple pour tous . C’est tentant de le minimiser”, que pensez-vous de cet argument?

Oui ça l’est. Mais je préfère être loyale quand je donne ma parole. Et si malgré tout je ne peux pas réaliser ma promesse, je trouve une autre solution !

 

À travers cet entretien, on se rend compte que vous êtes la preuve que l’on peut allier  business et humanitaire. Cependant, êtes-vous plutôt une business woman qui fait de l’humanitaire, ou une humanitaire qui fait du business?

Je dirai plutôt une humanitaire qui fait du business.

 

Il n’est pas donné à qui le souhaite de gérer une vie d’entreprenariat tout en gardant à l’esprit de donner à ce qui ont moins que nous. On remercie Estelle Fakam pour nous avoir accordé de son temps. Elle nous a permis d’en savoir plus sur le côté humanitaire qui séduit de plus en plus d’entrepreneur.e.s. On souhaite de très belles choses à Ndop & Cie et l’association Asprobir.

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